lundi 19 février 2018

La tribu qui pue, Elise Gravel, Magali Le Huche

Aujourd'hui, je vous parle d'un chouette album jeunesse : La tribu qui pue ! Cette tribu, c'est en fait une joyeuse bande d'enfants, qui vivent en pleine nature, en parfaite autonomie ! Enfin, du moins, sous l'égide de leur chef, Fanette Ducoup ! C'est elle qui a sauvé tous ces pauvres enfants des griffes d'Yvonne Carré, la redoutable institutrice du village, qui ne supporte pas l'idée que des enfants vivent livrés à eux-mêmes. Pour elle, tout doit être... carré ! Et dans la tribu qui pue, ça n'est pas forcément le cas... En fait, il n'y a pas de règles, pas d'obligations ! Les enfants apprennent tout de même à lire, sur les paquets de chips qu'ils récupèrent en provenance du village. Mais Yvonne Carré n'est jamais très loin, et même si elle est très terre à terre (quoiqu'elle a en horreur l'odeur de ces enfants vivant à même la terre et ne se lavant pas), elle redouble d'imagination lorsqu'il s'agit de récupérer ces jeunes gens pour repeupler sa salle de classe... Mais c'est sans compter sur la force sans faille de Fanette Ducoup !


Cette histoire, sous la plume d'Elise Gravel, fait appel à un rêve de tout enfant qui se respecte : vivre dans un monde sans adultes et sans règles, où l'on peut faire tout ce qu'on veut, quel enfant n'en rêverait pas ? Même chez les adultes, cela éveille une petite nostalgie... L'auteure s'adresse directement à l'enfant, en le tutoyant dès le début pour lui raconter l'histoire de cette petite tribu. Ce procédé est bien vu, cela capte directement l'attention, et on rentre avec entrain dans cette histoire qui promet d'être pleine de vie !

Quant aux illustrations de Magali Le Huche... que dire de plus, si ce n'est que ce sont les illustrations de Magali Le Huche ? Le trait de cette illustratrice est irrésistible, à la fois un côté tendre, mais aussi tout de suite une touche d'humour qui met de bonne humeur ! Tout cela donne donc un album plein de peps !

Et puis, puisqu'on parle de tous ceux qui ont participé à la réalisation de cet album, comment ne pas mentionner les éditions Les fourmis rouges, qui ont fait un très bel objet avec cet ouvrage ? Papier de qualité, qui fait ressortir les couleurs à merveille, choix d'une police d'écriture liée qui peut rappeler une graphie d'enfant... Avec tous ces éléments, on a réellement un très bel album !

lundi 12 février 2018

Sauveur et fils, saison 4, Marie-Aude Murail

Bon. Comme vous le savez, à la sortie de la saison 1 de Sauveur et fils, j'avais eu un énorme coup de coeur pour ce psychologue hors du commun, ses patients, et ses tentatives de mener à bien sa vie de famille, avec un fils orphelin de mère... Il y a environ un an, la saison 3 sortait, et j'avais compris que la série se clôturerait là-dessus. Du coup, la fin n'était vraiment pas à la hauteur pour moi. Notamment, l'intrigue autour de Sauveur, le psychologue, essayant de refaire sa vie avec Louise, en posant les bases d'une famille recomposée, se finissait un peu en queue de poisson, il n'y avait pas de réelle conclusion. Alors quand j'ai appris la sortie d'une saison 4 (qui est bien la dernière, pour le coup), j'ai été soulagée !

Dans ce dernier tome, on retrouve donc Sauveur, qui se débat entre une bande de garçons pas tous faciles à vivre chez lui (son fils Lazare, qui doit être le plus doux, Gabin un adolescent dont la mère ne peut plus assurer la garde, et Jovo, un ancien combattant qui trouve refuge chez lui plutôt que d'être à la rue), et Louise et ses deux enfants, qui ne savent pas très bien quelle place est la leur dans ce foyer bien étrange. Alice, notamment, la fille adolescente de Louise, déplore un peu d'être la seule fille au milieu de tant de testostérone, même si elle en joue un peu parfois.

En même temps, côté professionnel, Sauveur se demande ce qu'il apporte réellement à ses patients. Où en sont les soeurs Carré, par exemple, dont l'aînée avait fait plusieurs tentatives de suicide, et la cadette se donne le rôle de surveiller les rechutes de sa grande soeur, tout en essayant de profiter de son enfance ? Comment jongler entre le secret professionnel, et le besoin viscéral de Frédérique de retrouver son grand-père (qui n'est autre que Jovo) ? Comment aider Samuel, dont la mère surprotectrice ne veut pas qu'il continue sa thérapie qui met à mal le cocon dans lequel elle voulait enfermer son fils ? Rien n'est simple, mais peu à peu, avec son humour légendaire, Sauveur aide tous ses patients à faire ne serait-ce qu'un tout petit bout de chemin, même si rien n'est acquis, et que la route est encore longue à parcourir.


C'est donc un final tout en douceur que nous offre ici Marie-Aude Murail. Louise et Sauveur savent que, même si la vie qui s'offre à eux ne sera pas tous les jours facile, leur amour en sera la pierre d'angle, et les aidera à surmonter bien des situations. Parce que finalement, c'est un peu ça la vie. On ne sait pas s'il y aura une happy end au bout, et cela importe peu en réalité. Le plus important, c'est de se donner les moyens du bonheur, et de compter sur les petites joies du quotidien pour nous aider à supporter les moments plus douloureux ! Encore un roman très vrai, et une belle leçon de vie offerte par cette auteure géniale !

vendredi 26 janvier 2018

Vingt-quatre heures dans l'incroyable bibliothèque de M. Lemoncello, Chris Grabenstein

Pour Noël, j'ai fait la découverte d'un roman jeunesse complètement farfelu, ce qui le rend totalement génial ! Il s'agit de ce roman paru chez Milan : Vingt-quatre heures dans l'incroyable bibliothèque de M. Lemoncello, de Chris Grabenstein.



La première question qu'on se pose c'est évidemment de savoir qui est ce fameux M. Lemoncello... Eh bien c'est en fait un créateur de jeux ! Jeux de société, jeux vidéos, il y en a pour tous les goûts, au plus grand plaisir de Kevin Costner. Ce jeune homme, dernier d'une fratrie de trois garçons, a du mal à trouver sa place au milieu de tous ces garçons. Le premier est l'intello de la famille, le deuxième le grand sportif, chacun collectionnant les résultats brillants dans leurs domaines respectifs. Alors il ne reste plus qu'un seul univers où Kevin peut briller à sa façon : les jeux !

La dernière nouveauté de M. Lemoncello, c'est une bibliothèque. Ca n'intéresse pas vraiment Kevin : les livres c'est pour son frère aîné, l'intello ! Sauf que cette bibliothèque promet en réalité de receler tout un tas de secrets, et si c'est M. Lemoncello qui l'a créé, il y a de fortes chances pour qu'on y trouve des choses passionnantes, des tas de jeux ! Alors finalement, quand M. Lemoncello propose aux élèves de cinquième (dont Kevin fait partie) un concours de nouvelles dont les gagnants obtiendraient de visiter la bibliothèque en avant-première, et même d'y passer une nuit entière... Kevin est fou de joie, il veut absolument gagner !

Jusqu'à ce que, avec ses copains (et pas que), il se retrouve coincé après cette fameuse nuit dont il avait tant rêvé. Car en fait, la dernière invention de M. Lemoncello, c'est un escape game grandeur nature : les jeunes ont vingt-quatre heures pour trouver une issue, qui ne soit bien évidemment pas l'entrée...

Les rébus, énigmes, et recherches en tous genres s'enchaînent alors, et nous y participons, puisque tous les éléments nous sont donnés pour que nous puissions essayer, nous aussi, de résoudre l'énigme avant les personnages. Un véritable livre-jeu, qui donne terriblement envie de jouer à un tas de jeux de société, et d'aller participer à un espace game !

Rien de brillant du point de vue de l'écriture, on pourrait le déplorer, même si ce roman n'a pas besoin de ça pour prouver sa qualité. Les chapitres sont très courts, ce qui en rend la lecture accessible pour des lecteurs assez jeunes, dès 10 ans s'ils sont bons lecteurs ! En revanche, à la fin du livre on découvre la promesse d'une suite... J'avoue que je ne suis pas hyper emballée pour le coup. Ce roman me paraît se suffire à lui-même, et je ne suis même pas sûre que je lirai la suite quand elle sortira, de peur d'être déçue par cet univers finalement... A voir !

Bien qu'on soit sur la fin, ce livre est lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2017.


mercredi 24 janvier 2018

La belle sauvage, Philip Pullman

Bon... Comme beaucoup d'autres, quand j'étais ado, j'avais dévoré la fameuse trilogie de Philip Pullman, A la croisée des mondes. Alors quand j'ai appris qu'un prequel sortait, je suis un peu retombée en enfance...

Dans La Belle Sauvage, on retrouve Lyra alors qu'elle n'est qu'un bébé. D'ailleurs, en réalité, même si elle est bien évidemment au centre de l'intrigue, le véritable héros de ce roman est Malcolm. Jeune garçon d'une dizaine d'années, il est fils d'aubergistes à Oxford. Il aide tous les soirs ses parents en faisant le service à l'auberge, et cela lui permet de laisser traîner une oreille discrète et d'entendre ainsi toutes sortes de conversations, notamment entre des hommes importants qui échangent des informations quasi confidentielles. Jusqu'au jour où il apprend qu'une enfant a été confiée à la garde des religieuses du couvent voisin, qu'il fréquente régulièrement pour aider à de petits travaux. Il va se prendre d'affection pour le bébé (qui s'avère être Lyra, vous l'aurez certainement deviné). Alors quand il s'avère que l'enfant est en danger, Malcolm va tout faire pour la protéger.


J'ai commencé à vouloir lire La Belle Sauvage début décembre, mais étrangement, le livre me tombait des mains. Une première explication tient au fait que le roman s'ouvre sur un long dialogue théorique autour de la Poussière, cette particule qui était déjà au centre de l'intrigue d'A la croisée des mondes. D'ailleurs, ce nouveau roman contient en fait beaucoup plus de passages un peu théoriques de ce genre. Même si finalement, j'ai réussi à me laisser emporter par l'univers, je conseillerai donc ce nouvel opus uniquement à des lecteurs plus âgés que ceux qui lisent la première trilogie.

Finalement, j'ai quand même réussi à rentrer dans l'histoire, en reposant le roman pour le reprendre plus tard, dans de meilleures dispositions. Et pour tout dire, une fois que je m'y suis remise, je l'ai dévoré ! On s'attache facilement à Malcolm, qui paraît un peu naïf, mais recèle en réalité un courage hors norme. Et évidemment, le plaisir de retrouver Lyra est indicible ! Alors c'est quand même un excellent bilan qui conclut cette lecture !

Comme La Belle Sauvage ouvre le début d'une nouvelle trilogie, La trilogie de la Poussière, on attend la suite avec impatience ! Même si, au gré de vagabondages sur internet, j'ai appris que dans le second volume, on suivrait Lyra mais à vingt ans cette fois, donc peu de chances de retrouver Malcolm malheureusement, ce qui m'aurait tout de même bien plu...

Affaire à suivre, donc !

vendredi 5 janvier 2018

Feu Couleur #1, Jenny Valentine

Pour débuter 2018, j'ai fait la découverte d'une auteure jeunesse qui en réalité me paraît assez incontournable, maintenant que je l'ai lue ! Il s'agit de Jenny Valentine, avec son dernier roman Feu Couleur #1, paru il y a environ un an à L'école des loisirs.

Dans ce bref roman, on fait la connaissance d'Iris, une ado loin d'avoir une vie facile. Elle suit, bon gré mal gré, une mère, Hannah, et un beau-père, Lowell, tous deux alcooliques et en soif de reconnaissance et de célébrité. Complètement centrés chacun sur leur propre image, ils n'ont pas vraiment de temps à accorder à une adolescente pleine de problèmes. Oui, car Iris a pour caractéristique d'être pyromane - simple fait, ou conséquence du manque d'attention de son entourage ? Quoiqu'il en soit, elle aime allumer des feux, entendre le craquement d'une allumette qu'on allume, voir des feuilles, du bois, et autres matériaux être réduits en cendres grâce aux flammes dansantes qui l'hypnotisent. Et comme ses parents ne lui prêtent guère attention, elle s'est trouvée un ami, Thurston : un jeune homme bien mystérieux qui va l'aider à canaliser son art du feu.



Fauchés et sans plus de ressources, Hannah et Lowell décident d'abandonner les rêves de carrière et de gloire qui les avaient poussés aux Etats-Unis, et rentrent en Angleterre, terre natale d'Iris. Où ils apprennent que le père de cette dernière, Ernest, est mourant, et demande à voir sa fille une dernière fois avant de mourir. Hannah et Lowell sautent sur cette occasion, humant la fortune à venir (Ernest étant à la tête d'une immense fortune). Iris, quant à elle, n'a aucune envie d'aller au chevet de cet homme, qui les a abandonnées elle et sa mère lorsqu'elle était enfant... mais on la force à incarner un rôle, afin de récolter le magot.

Seulement, au contact d'Ernest, Iris va être surprise d'éprouver des sentiments pour cet homme qui n'est plus que l'ombre de lui-même, et d'être écoeurée devant le manque de compassion de sa mère et son beau-père, qui ne cachent pas leur appât du gain.

Ce roman est écrit avec brio, et malgré le sujet triste, le ton est loin d'être pesant, bien au contraire. Il y a un quelque chose d'ironique dans les propos et les pensées d'Iris, qui apporte beaucoup de plaisir à la lecture. Et je peux déjà vous dire que la fin, sans vous la dévoiler, redonne encore plus de relief à l'intrigue. Bref, ce roman a un petit quelque chose de jubilatoire !

mardi 14 novembre 2017

Un certain M. Piekielny, François-Henri Désérable

Bon, vous le savez déjà si vous suivez ce blog, je suis une grande fan de François-Henri Désérable... Si vous ne le saviez pas encore, allez faire un tour par pour vous en rendre compte ! ;)
Donc son livre paru en septembre, Un certain M. Piekielny était un de ceux que j'attendais le plus dans la rentrée littéraire !

Le jeune auteur part, pour son dernier roman, d'un souvenir de lecture. Il avait lu, adolescent, La Promesse de l'aube, de Romain Gary, un livre dont il dit qu'il l'avait fasciné, et qu'il dit relire très régulièrement depuis. Une phrase du roman, notamment l'a marqué : "au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny". Ce M. Piekielny était en fait un voisin de Romain Gary enfant. Aussi, lorsque cet homme décrit comme une "souris triste" rencontre le jeune Romain, il pressent déjà son grand avenir, et lui demande de parler de lui à tous les grands de ce monde qu'il rencontrera. D'après ce qu'il écrit dans La Promesse de l'aube, Gary aurait effectivement respecté cette promesse. Se retrouvant un jour, complètement par hasard, perdu dans Vilnius (alias Wilno), François-Henri Désérable erre jusqu'à se retrouver dans la rue en question, devant l'immeuble où habitait cet homme mystérieux. Ni une ni deux, dès son retour chez lui, il va se lancer dans une enquête tendant à retrouver la trace historique de ce personnage littéraire...


Bon, ayant lu le résumé du roman, je dois avouer que j'étais un peu moins emballée que prévu par ma lecture. Déjà, je ne suis pas très attirée par l'univers littéraire de Romain Gary. Ensuite, ce livre ressemble plus à un récit du parcours de François-Henri Désérable qu'à un véritable roman. Et effectivement, une fois la lecture entamée, cela confirmait ma "crainte". Car oui, j'ai là un autre aveu à faire : je ne suis jamais très à l'aise avec ce genre qu'on appelle l'autofiction. Donc ce genre de narration, dont on ne peut jamais démêler le vrai du faux, ça n'est pas ma tasse de thé. Malgré cela, je comptais sur l'humour nonchalant de l'auteur pour me faire accrocher à son roman. Malheureusement, je trouve que ce fameux humour que j'apprécie tant était moins fort, moins percutant en étant directement rapporté à la vie de l'auteur que quand il sert à relater la vie d'un personnage autre, d'une tierce personne. Donc finalement, je n'ai pas accroché autant que je l'aurais voulu, j'ai même mis du temps à arriver au bout de cette lecture...

Finalement, j'en garde malgré tout un bon souvenir grâce au twist final, qui redonne la saveur qui manquait, selon moi, à ce roman. Pas de panique, je ne vais pas vous le dévoiler ! Je me permets tout de même un petit indice, la pirouette du romancier ne relevant pas de l'évidence... Intéressez-vous à la signification des noms !

Quoiqu'il en soit, c'est donc un bilan mitigé pour ce livre, lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2017.


lundi 18 septembre 2017

Au temps de la préhistoire, Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon

La rentrée littéraire, ça se passe aussi du côté jeunesse ! Et c'est avec beaucoup de rires que j'ai découvert ce nouvel album de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon. J'aime beaucoup leur travail à ces deux-là, notamment avec la série des aventures de la princesse Nina... J'étais donc très contente de les retrouver encore sur un autre terrain : celui de la préhistoire !


En fait, cet album est une revisite du conte des trois petits cochons, à l'époque de la préhistoire. Rien de très original du point de vue de l'histoire donc, mais des touches d'humour vraiment top dans la réécriture. Christine Naumann-Villemin s'amuse beaucoup en mélangeant préhistoire et époque moderne. Ainsi, lorsque les cochons sont chez eux, tranquillement installés, ils mettent leur "programme" (télé ?) préféré. Pour l'un ça sera le coucher du soleil, l'autre les étoiles... Mais le plus drôle, dans ce texte, ce sont les dialogues. A la préhistoire, on ne parle pas le beau français que nous connaissons, mais un langage fait d'onomatopées, rendant la lecture franchement hilarante. Et la traduction que nous en fait l'auteure est souvent tout aussi drôle. Par exemple, en langage préhistorique, "Pas question" se dit "Blabla tagadapouet pouett" ! (Je ne vous ai pas mis l'exemple le plus drôle, histoire de vous laisser le plaisir de découvrir toutes les autres ;) ). N'ayant pas d'enfants, je me suis contentée de lire cet album seule, dans ma tête. Mais pour ceux qui en ont, j'imagine que la lecture avec les enfants doit donner un beau moment d'hilarité générale ! Malgré une fin un peu décevante, je pense que ce sera un de mes coups de coeur pour cette rentrée !

Le plaisir de cet album, c'est aussi celui de retrouver les illustrations de Marianne Barcilon. On retrouve chez ses personnages un peu toujours les mêmes expressions de visage, mais le dessin est à la fois drôle et tendre (quoique dans cet album-ci, on est plus dans le drôle). Les couleurs sont très bien choisies, et les aplats de couleur participent à cette beauté des illustrations.


J'en profite pour vous parler d'un autre album de cette rentrée, également illustré par Marianne Barcilon : Overdose de rose (l'illustratrice a collaboré avec Fanny Joly). A l'illustration, j'ai tout de suite été attirée, d'autant que le titre et la couverture laissent imaginer un propos intéressant, sur une petite fille à qui on impose le rose, mais qui le rejette. C'est effectivement ce qui se passe dans cet album. Pourtant, c'est un petit un coup de gueule que je pousse ici. D'abord parce que les choses vont trop vite, sont trop simples, et donc ce discours parait ici un peu stéréotypé (alors que le but était inverse). Et surtout pour la fin (désolée, je vous la dévoile... ALERTE SPOILER donc). A la fin, la petite fille est autorisée à ne plus s'habiller en rose. Le texte dit qu'elle choisit toutes les couleurs, mais sur l'illustration, on la voit habillée en bleu, sur un vélo bleu, etc. Un peu facile donc, d'un stéréotype, on court dans le stéréotype opposé. Ici ça n'est pas "tout blanc tout noir", mais "tout rose tout bleu"... j'aurais préféré voir une petite fille habillée de toutes les couleurs, histoire d'éviter ce piège !


Deux albums lus dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2017.